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Friday, October 31, 2014

VOnews: Les Moudjahidines d'Iran tentent de peser sur la crise au Moyen-Orient

VOnews.fr - La résistance iranienne installée à Auvers-sur-Oise s'est présentée hier à l'Assemblée nationale comme une alternative au régime de Téhéran, après avoir été blanchie par la justice française(voir suite - vidéo)

Tuesday, October 28, 2014

Communiqué du Comité international pour l’application de la Justice sur l'exécution de la jeune Reyhaneh Jabbari en Iran

Iran ISJISJ - Reyhaneh Jabbari, 26 ans, étudiante et décoratrice d’intérieur, a été pendue le samedi 25 octobre pour avoir assassiné un ancien officier des renseignements, Morteza Abdolali Sarbandi, qui avait tenté de la violer en 2007.
L’ONU et plusieurs organismes internationaux, dont Amnesty International, avaient affirmé que les aveux de Mme Jabbari ont été obtenus sous d’intenses pressions et des menaces des procureurs iraniens. Amnesty International a déclaré qu’elle a été reconnue coupable après une enquête expéditive comportant de graves lacunes. Ahmed Shaheed, le Rapporteur spécial de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme en Iran, a souligné qu’elle avait agi en légitime défense.

Sarbandi avait proposé d’embaucher Jabbari pour la décoration intérieure de son bureau. Il l’a emmenée dans un appartement où il a essayé d’abuser d’elle sexuellement. Elle a saisi un couteau pour se défendre, puis s’est enfuie. Sarbandi est décédé plus tard à l’hôpital des suites d’une hémorragie. Après son arrestation, Jabbari a été placée en isolement durant deux mois. En prison, elle n’a pas eu accès à un avocat et a été privée de parloir.
Elle a été condamnée à mort par un tribunal de Téhéran en 2009 et le verdict de son exécution a été confirmé par la Cour suprême de l’Iran. Son cas a déclenché un tollé international. Une pétition demandant sa libération a recueilli plusieurs centaines de milliers de signatures.
La mère de Jabbari, Sholeh Pakravan, a confirmé la nouvelle de l’exécution de sa fille, en ajoutant qu’elle allait au cimetière pour voir la dépouille de sa fille. Mme Pakravan avait été autorisée à voir sa fille pendant une heure vendredi dernier.

La dirigeante de l’opposition iranienne, Maryam Radjavi a déclaré à ce propos : « La pendaison sauvage de Reyhaneh Jabbari est le revers de la médaille du crime inhumain des mollahs de lancer des attaquer à l’acide contre des femmes et des filles iraniennes innocentes. »
L’Iran a connu une vague d’actes de répression contre les femmes ces derniers temps, notamment plusieurs dizaines d’attaques à l’acide contre des femmes « mal-voilées ». Par ailleurs, plus de 1000 personnes ont été exécutées en Iran depuis qu’Hassan Rohani, le président soi-disant «modéré» du régime des mollahs, a pris ses fonctions.

Le Comité international pour l’application de la Justice (ISJ) invite le Commissaire de l’ONU pour les droits de l’Homme, le Haut Représentant de l’UE pour les affaires étrangères et des droits de l’Homme, ainsi que les organisations de défense des droits des femmes, à condamner fermement l’exécution brutale de Reyhaneh Jabbari et à demander le renvoie du dossier des violations des droits de l’Homme en Iran au Conseil de sécurité de l’ONU afin que des actions contraignantes soient mises en place pour mettre fin à la torture et aux exécutions en Iran.

Alejo Vidal-Quadras,
Ancien vice-président du Parlement européen (1999-2014)
Président du Comité international pour l’application de la Justice (ISJ)

Le testament émouvant de la jeune Reyhaneh Jabbari

Iran reyhanehCNRI - Reyhaneh Jabbari a enregistré, en avril, son testament sous la forme d'un message émouvant à sa mère. En voici la traduction: « Chère Sholeh, j'ai appris aujourd'hui que mon tour est venu de faire face à Qisas (la loi du Talion). Je me sens blessée que tu ne m'aies pas avertie toi-même que j'en étais à la dernière page du livre de ma vie. Ne penses-tu pas que j'aurais dû le savoir ? Tu sais combien je me sens honteuse de te savoir si triste. Pourquoi n'as-tu pas saisi l'occasion (d'une visite) pour me laisser embrasser ta main et celle de papa ?
« Le destin m'a permis de vivre pendant dix-neuf ans. Cette horrible nuit, c'est moi qui aurais dû être tuée. Mon corps aurait été jeté dans un recoin de la ville et quelques jours après, la police vous aurait appelés à la morgue pour l’identifier et là, vous auriez également appris que j'avais été violée. Le meurtrier n'aurait jamais été trouvé puisque nous n'avons ni leur argent, ni leur pouvoir. Votre vie se serait alors poursuivie dans la souffrance et la honte, et quelques années plus tard vous seriez morts de cette souffrance et tout serait terminé.

« Cependant, avec ce coup fatal, l'histoire a changé. Mon corps n'a pas été jeté n'importe où mais placé dans le tombeau qu'est la prison d’Evine et ses quartiers d'isolement et maintenant dans la prison de Chahr-e-Ray, qui est aussi un véritable tombeau. Mais pense que c'est le destin et ne te plains pas. Tu sais bien que la mort n'est pas la fin de la vie.

« Tu m'as appris qu'on vient sur cette terre pour gagner en expérience et apprendre une leçon et qu'une responsabilité vient s’ajouter sur nos épaules à chaque naissance. J'ai appris que parfois on doit se battre. Je me souviens quand tu m'as dit que le conducteur avait protesté contre l'homme qui me fouettait, mais ce dernier s'est tourné vers lui et, avec sa lanière, lui a cravaché la tête et le visage au point qu'il en est mort. Tu m'as dit que pour créer quelque chose de vraiment valable il fallait persévérer même si on doit en mourir.

« Tu nous as appris que puisque nous allions à l'école, nous devions nous conduire avec dignité, comme des grands, face aux querelles et aux plaintes. Est-ce que tu te rappelles combien tu insistais sur la manière de nous conduire ? Ton expérience ne m'a pas servie. Quand cet incident est survenu, ce que j'avais appris ne m'a pas aidée. Lorsque j'étais devant les juges, j'ai été présentée comme une meurtrière de sang-froid et une criminelle cruelle. Je n'ai pas pleuré. Je n'ai pas supplié. Je n'ai pas hurlé car je faisais confiance à la loi.

« Mais on m'a condamnée pour mon indifférence face à ce crime. Tu vois, je ne tuais même pas les moustiques et je prenais les cafards par les antennes pour les éloigner. Et maintenant je suis devenue une meurtrière qui a tué avec préméditation. Le traitement que je fais aux animaux a été interprété comme le signe que je voulais être un garçon et le juge ne s'est même pas préoccupé du fait qu'à l'époque de l'incident j'avais les ongles longs et vernis.
« Comme nous avons été naïves d’’attendre de la justice de la part d’un juge. Il ne s'est jamais interrogé sur le fait que mes mains ne sont pas rugueuses comme celles d'une sportive, particulièrement d'une boxeuse. Et ce pays dont tu m'as inculqué l'amour n'a jamais voulu de moi et personne n'est venu à mon aide quand je hurlais sous les coups de l'interrogateur et que je l'entendais me couvrir d’insultes. Quand j'ai retiré mes dernières traces de beauté en me rasant la tête, j'ai été récompensée : 11 jours d'isolement.

« Chère Sholeh, ne pleure pas de ce que tu entends. Le premier jour que je me suis trouvée au poste de police, un agent âgé, célibataire, m'a frappée à cause de mon vernis à ongle et j'ai compris que la beauté n'était pas acceptée à notre époque. La beauté de ce que l'on montre de soi, la beauté des pensées et des désirs, une belle écriture, la beauté des yeux et du regard et même la beauté d'une voix.
« Ma bien chère Maman, mes idées ont changé et tu n'en es pas responsable. Mes mots sont sans fin et je les donne tous à quelqu'un afin qu'ils te soient remis au cas où je serais exécutée en ton absence et sans que tu le saches. Je t'ai laissé en héritage beaucoup de textes manuscrits.

« Cependant, avant ma mort je souhaite que tu fasses quelque chose pour moi, que tu dois me donner dans toute la mesure de tes possibilités et par n'importe quel moyen. En vérité, c'est la seule chose que je veuille en ce monde, de ce pays et de toi. Je sais que tu auras besoin de temps pour le faire. C'est pourquoi je te dis une partie de mon testament à l'avance. S'il te plaît ne pleure pas et écoute. Je veux que tu ailles au tribunal et que tu leur fasses part de ma requête. Je ne peux pas écrire de l'intérieur de la prison une telle lettre qui a à être approuvée par le responsable de la prison; de sorte que tu vas encore souffrir par ma faute. C'est la seule chose que même si tu devais avoir à supplier pour le faire, je ne m'en fâcherais pas, bien que je t'aie souvent dit que je ne voulais pas que tu supplies pour m'éviter l'exécution.
« Ma douce mère, chère Sholeh, toi qui m'es plus précieuse que la vie, je ne veux pas pourrir sous la terre. Je ne veux pas que mes yeux ou mon jeune coeur se transforment en poussière. Supplie pour qu'aussitôt après la pendaison, mon coeur, mes reins, mes yeux, mes os et toute partie de moi qui peut être transplantée soient retirés de mon corps et donnés en cadeau à quelqu'un qui en a besoin. Je ne désire pas que le receveur connaisse mon nom, m'achète des fleurs ni même qu'il prie pour moi. Je te dis du fond du coeur que je ne désire pas être placée dans une tombe devant laquelle tu viendrais pleurer et souffrir. Je ne veux pas que tu portes le deuil pour moi. Fais tout ton possible pour oublier ces jours funestes. Donne-moi au vent pour qu'il m'emporte.
« Le monde ne nous a pas aimés. Il n'a pas voulu de mon destin. Et maintenant je me rends et j’attends la mort à bras ouvert. Parce que devant le jugement de Dieu j'accuserai les inspecteurs, j'accuserai l’interrogateur Shamlou, j'accuserai le juge, et les juges de la cour suprême du pays qui m'ont battue quand j'étais éveillée et n'ont pas arrêté de me harceler. Devant le tribunal du Créateur, j'accuserai le Dr Farvandi, j'accuserai Qassem Shabani et tous ceux qui par ignorance ou par leurs mensonges m'ont fait du tort et ont piétiné mes droits et n'ont pas tenu compte du fait que la réalité est parfois différente de ce qu'elle paraît être.
« Chère Sholeh au coeur tendre, dans l'autre monde c'est toi et moi qui serons les accusatrices et les autres qui seront les accusés. Nous verrons ce que Dieu veut. J'aimerais t'embrasser jusqu'à ma mort. Je t'aime.
Reyhaneh, 1er avril 2014 »

Mesures répressives et provocations des agents irakiens à Liberty

Appel au retrait de Liberty des agents répressifs aux ordres de la Force Qods
LibertyCNRI- Sur ordres du régime iranien, les mesures hostiles et les harcèlements par les forces irakiennes continuent au camp Liberty via des éléments qui ces dernières années ont été impliqués directement dans trois massacres à Achraf. Ces agents reçoivent beaucoup de leurs ordres directement de la Forces Qods.
Le 26 octobre, le capitaine Haidar Azab, agent irakien bien connu ayant joué un rôle direct dans les massacres à Achraf de juillet 2009, avril 2011 et septembre 2013, a tenté de faire monter la tension et de provoquer un affrontement avec les habitants. Dans ce but, il est allé au point où se tient la police à l’aile ouest du camp et a voulu entrer par là. Plusieurs habitants inquiets de sa présence ont protesté contre sa venue et exigé qu’il quitte le camp.
En réponse, Haidar Azab a pointé un fusil sur eux et les a menacés. Il a aussi pris des photos des habitants. (Voir les photos jointes)

En plus des trois massacres, Haidar Azab qui a eu un rôle direct dans l’organisation et le commandement d’autres attaques contre Achraf et dans la mise en place du blocus inhumain d’Achraf et de Liberty.

Il a été cité à comparaitre par la justice espagnole pour crime contre la communauté internationale. Actuellement, avec le major Ahmed Khozair, il est un des principaux éléments à avoir imposé des conditions quasi carcérales à Liberty et bloqué l’accès des habitants aux services médicaux et de logistique.
 
La Résistance iranienne avertit que les provocations de ces agents préparent le terrain d’autres mesures répressives à Liberty.

Vu les engagements écrits répétés du gouvernement américain et de l’ONU sur la sécurité et le bien-être des habitants de Liberty, elle appelle à une intervention immédiate des USA et de l’ONU pour mettre fin à ce type de mesures et à retirer de Liberty ces agents répressifs qui reçoivent leur ordres de la Forces Qods.

Secrétariat du Conseil national de la Résistance iranienne
Le 27 octobre 2014

Sunday, October 26, 2014

Iran - Reyhaneh Jabbari a été pendue après sept ans d'emprisonnement


Iran Jabbari a ete pendue apres sept ansCNRI - Reyhaneh Jabbari, emprisonnée depuis 2007, a été pendue à l’aube de ce 25 octobre à la prison de Gohardacht, près de Téhéran.

Son exécution a provoqué l'émoi de l'opinion publique iranienne et internationale et rappelé une fois de plus la cruauté de la justice des mollahs. Celle-ci a présenté cette peine comme conforme au "Qessas" ou la loi du talion.
La pendaison de Reyhaneh a eu lieu sur l’insistance des hauts responsables du ministère du Renseignement (le Vevak) au mépris des nombreux appels des organisations internationales des droits humains, dont Amnesty International, qui avaient appelé à de nombreuses reprises à sauver cette jeune fille.
Rayhaneh Jabbari était emprisonnée depuis sept ans et demi, pour s’être défendue avec une arme blanche contre un agent du renseignement qui l’avait attirée dans un endroit pour tenter de la violer.
La bagarre s’était terminée par la mort de l’agent. Elle avait 19 ans à l’époque. Les bourreaux lui ont fait subir de violentes tortures pour lui arracher des aveux forcés.
Le régime misogyne des mollahs cherche à intensifier le climat de terreur, en particulier contre les femmes et les jeunes qui ne se soumettent pas à son oppression.

Les Amis d'un Iran Libre au Parlement européen condamnent les attaques à l’acide

Iran AcidCNRI – L'intergroupe parlementaire des Amis d'un Iran Libre au Parlement européen, dirigé par le belge Gérard Deprez, a condamné, dans un communiqué les attaques organisées à l'acide sur les femmes en Iran :

Ces derniers jours, une douzaine de femmes et de jeunes filles iraniennes, innocentes et sans défenses, ont été victimes d'une nouvelle vague d'attaques à l'acide par une bande criminelle organisée, proche du pouvoir iranien, dans les villes de Isfahan, Kermanshah et Téhéran.
Le régime iranien tente d'empêcher toute diffusion d'information au sujet de ces crimes haineux en intimidant les familles des victimes ainsi que les infirmières et le personnel d'hôpital.
Les journalistes sont pour leur part interdits de visite dans les hôpitaux ou sont soignées les victimes. Ces mesures sont révélatrices des intentions malveillantes du régime iranien à l'égard des femmes.

Ces attaques coïncident avec l'adoption d'une loi dimanche par le Parlement iranien, destinée à protéger ceux qui "corrigent" les femmes dont les comportements seraient prétendument non conformes à l'Islam.
Nous exprimons notre plus profond soutien aux familles des victimes de ces actes abominables et appelons les organisations de défense des droits de l'homme ainsi que les défenseurs des droits des femmes à condamner sans réserve de telles atrocités.
Le silence de la communauté internationale face à ces crimes, sous quelque prétexte que ce soit, constitue, en réalité, un soutien au régime des mollahs et à la continuation de tels agissements.
Ces crimes contre les femmes, conjugués au nombre croissant d'exécutions capitales ( plus de 1000 depuis l'arrivée au pouvoir de Rouhani) démontrent l'urgence d'amener sur la table du Conseil de sécurité de l'ONU, le problème des violations systématiques des droits de l'homme en Iran. Les auteurs de ces violations doivent être poursuivis en justice, condamnés et punis.

Le sénateur McCain exhorte Kerry à accélérer la réinstallation des opposants iraniens du camp Liberty

Mccain exhorte kerry a accelere Camp LibertyCNRI - Dans une lettre adressée au secrétaire d'État américain John Kerry, le sénateur John McCain a soulevé les inquiétudes du Congrès au sujet des membres de l'opposition iranienne du camp Liberty en Irak, dont les vies sont de plus en plus en danger en raison de la dégradation de la situation sécuritaire de Bagdad.
La lettre publiée sur le site du sénateur McCain, membre de la commission des Affaires étrangères et des Forces armées, affirme: «Je vous écris pour le suivi de la réponse que j'ai reçue en août à ma lettre précédente concernant le processus de réinstallation des réfugiés et pour évoquer mes inquiétudes persistantes sur la situation des habitants du camp Liberty. Comme vous le savez, en raison de la menace de plus en plus persistante de l'État islamique (Daech), le processus de réinstallation est au point mort, et beaucoup craignent que les habitants du camp Liberty pourraient être en grave danger si la situation sécuritaire en Irak , en particulier à Bagdad, continue de se détériorer.
"Pour cette raison, le gouvernement doit agir plus rapidement pour trouver des lieux sûrs, permanents et sécurisés hors d'Irak pour ces derniers. Je suis heureux d'apprendre au sujet de la volonté de l'Albanie à accueillir temporairement des résidents du camp Liberty à des fins d'identification des personnes pour la relocalisation aux États-Unis.
"Mais, je crains que cet effort est insuffisant pour protéger adéquatement la sécurité des résidents restants du camp Liberty. (...) Encore une fois, je vous exhorte à continuer de faire pression pour la protection des résidents du camp Liberty et d'accélérer le processus de réinstallation des réfugiés.
"Nous nous sommes engagés à protéger ces dissidents iraniens et, comme nous allons de l'avant, je suis impatient de travailler avec vous pour remplir cet engagement."