Tout en soutenant le plan en dix points de Maryam
Radjavi, la convention appelle la communauté internationale à intervenir
d’urgence pour libérer les 7 otages d’Achraf, assurer la sécurité à
Liberty et transférer les réfugiés aux USA et en Europe
Maryam Radjavi : Pour atteindre la liberté et la
démocratie en Iran, nous insistons sur la démarcation avec le régime
dans sa totalité et la solidarité avec tous les vrais partisans du
renversement de cette dictature.
A la veille du 35
e anniversaire de la révolution
antimonarchique, les représentants de plus de 300 associations
iraniennes dans le monde ont tenu leur première convention générale à
Paris. Elle a réuni un vaste éventail d’intellectuels, de militants
politiques, des droits humains et des droits des femmes, de
scientifiques, d’experts, de professionnels divers, d’étudiants et de
membres de minorités ethniques et religieuses d’Iran. La présidente élue
de la Résistance iranienne, Maryam Radjavi, et de nombreuses
personnalités politiques éminentes américaines et européennes y ont pris
la parole.
Les représentants des associations ont abordé dans leurs discours et
leur résolution finale des aspects du bilan funeste de 34 années de
régime des mollahs en Iran. Ils ont apporté leur soutien au renversement
de la dictature religieuse dans sa totalité, comme le seul moyen
d’instaurer la liberté et une république démocratique en Iran, fondée
sur la séparation de la religion et de l’Etat. Ils ont pour cela soutenu
le plan en 10 points de Maryam Radjavi.
La résolution souligne que la société iranienne se trouve dans une
situation explosive et que la théocratie est dans sa phase de
renversement. Elle ajoute que le changement de régime est à portée de la
main. Rohani, le nouveau président des mollahs, est une partie
intégrante du régime du guide suprême. Sa mission est de préserver la
dictature et d’empêcher le peuple de la renverser. La coopération des
gouvernements étrangers avec ce régime, sous prétexte de renforcer les
« modérés » fictifs, et leur mépris des aspirations du peuple à un
changement de régime, ont apporté de l’au au moulin de la répression et
sont allés contre les intérêts du peuple iranien. Cela aura une
influence sur les relations futures de l’Iran avec ses pays, précise la
résolution.
Le texte condamne le silence de la communauté internationale face aux
violations sauvages et systématiques des droits humains en Iran et aux
violations des engagements de l’ONU et du gouvernement américains quant à
la protection des habitants du camp Liberty. Il appelle l’ONU, les USA
et les pays européens à se mettre aux côtés du peuple iranien au lieu
d’aider ce régime, et à agir pour obtenir ses demandes légitimes de
renversement de la dictature, de libération des 7 otages d’Achraf,
d’assurer la sécurité des habitants de Liberty et de les transférer aux
USA et en Europe en tant que réfugiés politiques.
La résolution ajoute : les associations iraniennes réunies dans cette
convention sont composées de milliers de spécialistes,
d’universitaires, de médecins, d’enseignants, d’intellectuels et de
directeurs éminents, venus pour reconstruire, côte à côte avec les
spécialistes honorables qui ne se sont pas souillés avec ce régime
moyenâgeux, un Iran ravagé par 35 ans de pouvoir religieux.
Maryam Radjavi, présidente élue de la résistance iranienne, invitée
d’honneur de ce rassemblement, a déclaré dans son discours que 35 années
de régime du guide suprême ont été « le règne d’une catastrophe
permanente ». Elle a souligné que ce régime est en pleine débâcle et
qu’il est sur tous les plans dans sa phase terminale. Elle a ajouté que
la société iranienne est prête pour un changement de régime.
« Notre feuille de route pour réaliser les aspirations de la nation
iranienne est un combat total pour le renversement régime des mollahs.
Notre objectif est la liberté, la démocratie, l’égalité et
l’instauration d’une république fondée sur la séparation de la religion
et de l’Etat. Sur cette voie nous insistons sur la démarcation avec le
régime dans sa totalité et sur la solidarité avec tous les vrais
partisans du renversement de cette dictature », a-t-elle précisé.
Rendant hommage aux efforts des 302 associations iraniennes
sympathisantes de la résistance qui ont organisé cette convention, elle a
assuré : « Comme je l’ai répété à plusieurs reprises, nous ne cherchons
pas à obtenir le pouvoir, ce que nous voulons c’est transférer la
souveraineté au peuple iranien. »
Outre les représentants des associations iraniennes, figuraient au nombre des intervenants le Dr
Saleh Radjavi, président de la commission de la santé du CNRI,
Struan Stevenson, président de la délégation du parlement européen des relations avec l’Irak,
Bernard Kouchner, ancien ministre des Affaires étrangères (2007-2010),
Patrick Kennedy, membre du Congrès américain (1995-2011),
Frances Townsend, conseillère de la Maison Blanche pour la sécurité intérieure et le terrorisme (2004-2008),
John Bolton, ancien ambassadeur américain à l’ONU (2005-2006),
Marc Ginsberg, ancien ambassadeur américain au Maroc (1994-98), et
Emile Blessig, ancien député du Bas-Rhin.